À quelques jours de la finale aller de la Ligue des champions de la CAF (17 mai à Pretoria), la désignation de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala suscite une vive polémique. Les deux finalistes ont contesté ce choix et demandé un changement du corps arbitral, mettant la CAF sous pression.
Du côté marocain, l’AS FAR, qui retrouve ce stade de la compétition après plus de quatre décennies, s’oppose fermement à cette nomination. Le club a saisi la CAF pour exprimer son désaccord, évoquant notamment le passé de l’arbitre, jugé controversé lors de certaines rencontres internationales.
L’AS FAR fait référence à la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal, au cours de laquelle plusieurs décisions arbitrales avaient été contestées, notamment dans des situations tendues et marquées par l’absence de sanctions disciplinaires.
Sur cette base, le club de Rabat estime que la désignation de Jean-Jacques Ndala ne garantit pas les conditions d’équité et de sérénité nécessaires pour une rencontre d’une telle importance. Il souligne également que l’officiel congolais n’aurait pas été retenu dans le processus de sélection pour la Coupe du monde 2026, un élément supplémentaire avancé pour appuyer sa demande de remplacement.
Mais la contestation ne vient pas uniquement du camp marocain. Les Mamelodi Sundowns, adversaires de l’AS FAR en finale, ont eux aussi exprimé des réserves, après avoir déjà obtenu un changement d’arbitre. La CAF avait en effet initialement désigné l’Égyptien Amin Mohamed Omar, avant de revenir sur sa décision à la suite d’une plainte du club sud-africain, qui évoquait un possible conflit d’intérêts lié à l’origine nord-africaine de l’officiel.
Dans ce contexte, la CAF se retrouve face à une situation délicate, prise entre des contestations croisées et une pression grandissante à l’approche du match. En interne, certaines voix s’interrogent également sur ces choix successifs, révélant un climat tendu autour de l’organisation de cette affiche majeure du football africain.
À deux semaines de la finale, l’incertitude persiste donc autour de l’arbitrage, jetant une ombre sur la préparation de ce rendez-vous très attendu.
Hugues T.
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