La préparation du Sénégal pour la Coupe du monde de la FIFA 2026 débute dans un climat inattendu de tensions administratives. Plusieurs membres du Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (FSF) pourraient ne pas prendre part à la compétition, prévue aux États-Unis, en raison de refus de visa.
Selon des informations du quotidien L’Observateur, au moins six membres du Comex de la FSF auraient vu leur demande de visa rejetée. La fédération avait pourtant transmis une liste officielle comprenant des dirigeants et invités appelés à assister à l’événement.
Parmi les personnalités concernées figurent notamment Amadou Kane, quatrième vice-président de la FSF, Moussa Mbaye, président du Stade de Mbour et membre de la commission des finances, ainsi que Modou Fall, président de l’AS Pikine. Les intéressés auraient été déclarés inéligibles pour diverses raisons administratives.
Toujours selon L’Observateur, d’autres responsables ont été invités à compléter leurs dossiers, laissant planer une certaine incertitude sur leur présence au Mondial. Face à cette situation, la FSF envisagerait des démarches alternatives afin de permettre à ses représentants de régulariser leur situation et d’obtenir les autorisations nécessaires.
Interrogé par L’Observateur, un porte-parole de la représentation diplomatique américaine au Sénégal a rappelé le cadre des restrictions en vigueur. Il évoque notamment une suspension partielle de l’entrée de certains voyageurs, décrétée dans le cadre de la politique migratoire américaine.
Il précise toutefois que des exceptions existent :
« Tout athlète ou membre d’une équipe sportive, y compris les entraîneurs, le personnel de soutien nécessaire et les parents immédiats, voyageant pour la Coupe du monde, les Jeux Olympiques ou tout autre événement sportif majeur déterminé par le Secrétaire d’État, est exempté de la suspension au titre de l’article 212(f). »
Le porte-parole ajoute que chaque demande de visa reste soumise à une évaluation individuelle :
« Nous ne délivrons aucun visa tant qu’un demandeur n’a pas démontré, à la satisfaction de l’officier consulaire, qu’il est éligible selon la loi américaine. »
Dans ce contexte, la situation pourrait encore évoluer pour d’autres responsables dont les dossiers sont toujours en cours d’examen. Selon L’Observateur, la FSF ne compte pas rester inactive et explore déjà des solutions alternatives afin de permettre à ses représentants d’assister à la compétition.
Hugues T.
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