Le Nigeria dispose d’un important parc d’infrastructures sportives, mais leur état soulève des interrogations. Dans une tribune, le journaliste sportif Mitchell Obi alerte notamment sur la situation des stades du pays.
Selon son analyse, le Nigeria compte environ 26 stades, mais seul le Godswill Akpabio Stadium d’Uyo répondrait actuellement aux exigences de la FIFA et de la CAF pour accueillir une rencontre internationale.
Plusieurs grandes enceintes, comme le Moshood Abiola National Stadium d’Abuja, le National Stadium de Lagos ou encore le Liberty Stadium d’Ibadan, restent ainsi confrontées à des problèmes d’entretien et d’exploitation.
Pour Mitchell Obi, la question ne se limite toutefois pas à la rénovation. Il estime que les stades doivent désormais être pensés comme de véritables pôles économiques, avec des hôtels, commerces, restaurants, centres de conférences, salles de sport ou encore des espaces résidentiels.
Cette vision, portée notamment à travers le modèle « Victory District » de l’African Collaborations Group, vise à faire des infrastructures sportives des lieux d’activité permanents et non de simples enceintes utilisées les jours de match.
Alors que le Nigeria ambitionne de renforcer son économie du sport et de disposer d’infrastructures capables d’accueillir de grandes compétitions internationales, Mitchell Obi appelle donc à revoir en profondeur le modèle de développement de ses stades.
Hugues E. TOVIEKU
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