La Fédération gabonaise de football (Fegafoot) a nommé, ce mardi, Anicet Yala entraîneur intérimaire des Panthères du Gabon. Cette décision intervient dans un contexte de paralysie administrative : le ministère des Sports, dirigé par Paul Ulrich Kessany, tarde à désigner le nouveau sélectionneur officiel malgré un dossier bouclé depuis plusieurs semaines.
Le 25 février 2026, la Fegafoot a transmis au ministère un rapport complet de sa commission de recrutement, présentant trois profils qualifiés et exprimant une préférence claire. Depuis, c’est le silence radio. Plutôt que de nommer d’abord le sélectionneur, élément central de tout projet sportif, la tutelle semble vouloir prioriser la désignation d’un directeur technique national et la constitution d’un staff technique avant même de connaître le patron du banc. Une approche jugée illogique, car le sélectionneur doit habituellement choisir lui-même ses collaborateurs en fonction de sa philosophie.
Face à l’urgence, notamment l’invitation du Gabon aux FIFA Series 2026 (du 23 au 31 mars à Tachkent, Ouzbékistan), la Fegafoot a dû agir pour éviter de compromettre ces échéances. Anicet Yala, loin d’être un choix par défaut, est un technicien expérimenté et légitime. Ancien adjoint de Patrice Neveu, il a connu les grandes heures des Panthères, dont la victoire historique à Kinshasa le 4 juin 2022 contre la RD Congo. Plus récemment, il a mené les U20 gabonaises au titre de la Fatshi Cup en juillet 2024.
Connaissant parfaitement la maison, Yala inspire confiance pour cette mission tampon. Les Panthères sont entre de bonnes mains, mais le football gabonais mérite mieux que d’être otage des lenteurs administratives. Le ministère doit trancher rapidement pour permettre au pays de relancer un projet ambitieux.
Lloyd AG
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