La Confédération africaine de football (CAF) a relevé Yasin Osman Robleh de ses fonctions de chef de ses instances judiciaires, mettant ainsi fin à ses six années de mandat à ce poste. La confirmation de cette décision est venue samedi du secrétaire général de la CAF, Veron Mosengo-Omba.
Robleh supervisait les commissions disciplinaires et d’enquête de la CAF depuis 2019. Cependant, sa position a fait l’objet d’un examen de plus en plus minutieux suite à la controverse entourant les sanctions infligées après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre l’équipe nationale de football du Maroc et celle du Sénégal.
Ces décisions ont suscité de vives critiques et ont intensifié les interrogations quant à l’intégrité et à la cohérence du cadre juridique de la CAF. Suite à ces événements, le comité exécutif de la CAF a nommé l’avocat togolais Cédric Egai, actuellement directeur des affaires juridiques, à la tête par intérim des instances judiciaires. Cette nomination temporaire vise à rétablir la stabilité alors que l’organisation traite plusieurs affaires disciplinaires en cours.
Le changement de direction a également retardé le prononcé de nouveaux jugements. Des audiences ont eu lieu jeudi dernier sur plusieurs affaires, dont le match très médiatisé entre Al Ahly SC et AS FAR, mais les décisions restent suspendues jusqu’à la fin de la transition judiciaire.
Selon cette source, une fois son successeur permanent nommé, la CAF entend accélérer le traitement des dossiers en suspens concernant les clubs et les équipes nationales. Cette initiative témoigne de la volonté de l’instance dirigeante continentale de rétablir la confiance dans son système judiciaire après plusieurs semaines de polémiques.
Le départ de Robleh marque un tournant important au sein des structures juridiques de la CAF, tandis que la nomination intérimaire d’Egai inaugure une nouvelle phase à un moment charnière pour la gouvernance du football sur le continent.
Lloyd AG
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