Le parquet marocain a requis des peines allant jusqu’à deux ans de prison ferme contre les 18 supporters sénégalais impliqués dans les incidents violents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Cette rencontre opposait le Maroc au Sénégal et s’est soldée par une victoire des Lions de la Teranga sur le score de 0-1 après prolongation.
Dix-huit fans sénégalais sont actuellement détenus dans le cadre de cette affaire, qui a éclaté au stade Mohammed V de Casablanca. Les événements remontent au 15 juillet 2025, date de la finale tant attendue. Alors que le Sénégal décrochait son deuxième titre consécutif grâce à un but décisif en prolongation, des heurts ont éclaté dans les tribunes. Des supporters sénégalais, accusés d’avoir lancé des projectiles et d’avoir agressé des forces de l’ordre, ont semé le chaos, perturbant le déroulement du match.
Les images de ces violences ont été diffusées en direct sur plusieurs chaînes de télévision africaines et internationales, provoquant un tollé général. Lors d’une audience récente au tribunal de première instance de Rabat, le représentant du ministère public a déclaré : « Ils ont délibérément voulu perturber le bon déroulement du match et commis des violences diffusées en direct sur des chaînes de télévision. » Cette affirmation met en lumière la gravité des accusations, qui incluent troubles à l’ordre public, vandalisme et agressions.
Les avocats de la défense, quant à eux, plaident pour une remise en liberté provisoire, arguant que les supporters ont été victimes de provocations et que les preuves sont insuffisantes. Cette affaire soulève des questions sur la sécurité lors des grands événements sportifs en Afrique. La Confédération Africaine de Football (CAF) a condamné les violences et annoncé une enquête interne. Pendant ce temps, les relations entre le Maroc et le Sénégal, traditionnellement amicales, pourraient être tendues par cet épisode.
Les verdicts sont attendus dans les prochaines semaines, avec des appels potentiels si les peines sont confirmées. Au-delà du terrain, cet incident rappelle les défis persistants dans la gestion des foules lors des compétitions continentales. Des experts en sécurité sportive appellent à des mesures renforcées, comme une meilleure formation des stewards et une coordination accrue entre les fédérations. Pour l’instant, les 18 détenus attendent leur sort.
Lloyd AG
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