Au Togo, les entraineurs appelés par les différents présidents de club à servir sur juste une saison ont des défauts. Et le tout premier, les dessert avant même leur engagement. Dans leur tête déjà , des joueurs enfouis dans leur valise et qu’ils vont sortir et penser utiliser dans ce nouveau club. Sans connaître, ni explorer l’effectif présent de ladite formation. Encore moins, ses besoins. En championnats D1 Lonato et de deuxième division au Togo, un certain nombre d’entraîneurs sont virés avant la fin de la première phase.
Tambo FC a déjà réalisé le record au niveau de la D1 Lonato avec la devise « ôte-toi que je m’y mette ». Tour à tour, Tonyi Agbessi, Franck Doté et enfin Maurice Noutsoudjin en cours de cette mi-saison sont déjà trois à essayer de lutter pour que la barque des Flèches pimentées de Datcha ne chavire pas. Sauf que ce dernier bien attendu, s’il ne sauve pas le club, l’enverrait plutôt au purgatoire.
Pour parler d’autres formations de l’élite, le cas de Kodjovi Kegbalo, coach malheureux de l’AS Togo Port vient fraichement d’être remercié pour insuffisance de résultats. En 12 journées de championnat D1 Lonato, les Dockers ont obtenu 3 victoires, 5 nuls et 4 défaites.
Tellement d’exemples sont là et qui peuvent illustrer le besoin de changement des coaches des clubs de première division, dont celui de Anges FC de Notsé interdit par les supporters de cette formation de faire sa séance d’entrainement dans la semaine et qui la fait plier devant Espoir FC de Tsévié (1-3). Un renvoi d’entraîneur en perspective ou en téléchargement, comme le décrivent les puristes.
En deuxième division, l’Etoile Filante dont l’entraineur principal Frédéric Guidiglo en délicatesse avec les supporters et qui a perdu mercredi face à Maranatha FC (0-1) est bien dans la tourmente. Tout tourne autour des mauvaises prestations des entraîneurs qui pensent insuffler une nouvelle et forte impulsion à leur club sans se référer aux acteurs de la saison précédente.
Yves de Fréau/csiÂ