Le football ivoirien entre dans une nouvelle ère avec l’introduction du système d’arbitrage vidéo (VAR) dans le championnat national, la Ligue 1 LONACI.
Cette innovation, voulue par le président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), Yacine Idriss Diallo, s’inscrit dans une volonté de moderniser le championnat et de garantir une justice accrue sur les terrains. Pour accompagner ce virage technologique, une session de formation des arbitres, techniciens et opérateurs VAR s’est ouverte à Abidjan, réunissant 37 participants venus de plusieurs pays africains, parmi lesquels la Togolaise Amedome Vicentia.
Arbitre internationale du Togo, Amedome Vicentia représente avec fierté son pays au sein de cette formation organisée sous la direction de deux instructeurs de la CAF, Doué Noumandiez de la Côte d’Ivoire et Mohamed Guezzaz du Maroc. Cette participation est une reconnaissance de son parcours exemplaire dans le domaine de l’arbitrage et témoigne de la confiance que la CAF place en elle pour maîtriser les outils technologiques modernes du football.
« Tout un honneur pour moi de prendre part à ce stage de perfectionnement de la VAR en Côte d’Ivoire », a-t-elle déclaré avec enthousiasme.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Doué Noumandiez, directeur de l’arbitrage de la CAF, a tenu à rappeler l’importance de la VAR dans les compétitions modernes.
« Nous voulons dire toute la joie et l’émotion de venir ici pour cette formation VAR. C’est un pas qualitatif dans le football. Aujourd’hui, toutes les grandes compétitions, tous les grands championnats utilisent cet outil qui fait parler la nouvelle façon de décider. Cela démontre l’engagement des dirigeants du football ivoirien à hisser leur championnat au niveau des standards internationaux », a-t-il déclaré.
Il a également souligné que la VAR ne se limite pas à des machines, mais repose surtout sur les hommes et femmes qui l’utilisent.
« Le plus dur, c’est de commencer, mais le plus important, c’est de bien le faire. La VAR, ce sont des machines et un processus, mais ce sont les hommes qui l’animent. C’est pour cela que la formation est essentielle. Les arbitres doivent comprendre la VAR et maîtriser l’outil. Je suis confiant parce que vous avez de la qualité pour le faire, il faut juste que vous ayez la volonté », a-t-il ajouté
Le séminaire, qui prendra fin le 13 janvier, est un moment clé pour le football ivoirien. M. Félix Assoumou Ettien, vice-président de la Commission Centrale des Arbitres (CCA), a salué cette initiative lors de la cérémonie d’ouverture.
« La mise en place de la VAR dans notre championnat est un projet ambitieux qui témoigne de notre volonté d’améliorer le niveau du football ivoirien. Nous sommes fiers d’être l’un des rares pays africains à adopter cet outil, après le Maroc, l’Égypte et quelques autres pionniers. Cette formation est essentielle pour que nos arbitres soient à la hauteur des exigences du football moderne », a-t-il affirmé.
Le défi est immense, mais les instructeurs de la CAF se montrent optimistes quant aux résultats de cette formation. Doué Noumandiez a conclu en rappelant que le succès de la VAR dépendra avant tout du travail sur le terrain.
« La machine ne fait pas tout. C’est l’arbitre qui décide. La VAR sera un succès uniquement si les arbitres travaillent et appliquent les procédures avec rigueur. Vous devez être attentifs à chaque étape, car chaque jour, vous découvrirez de nouvelles situations à gérer. La pratique régulière est la clé pour maîtriser cet outil », a-t-il martelé.
Avec cette formation, la Côte d’Ivoire se positionne parmi les leaders africains dans l’utilisation de la VAR.
La présence d’Amedome Vicentia dans ce séminaire est une fierté pour le Togo, prouvant que le pays dispose d’arbitres capables de se hisser au plus haut niveau continental. Cette formation renforce ses compétences et l’arme pour répondre aux exigences des grandes compétitions internationales.
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