On était aux encablures de la fin du deuxième mandat du président de la FTF (Fédération Togolaise de Football) le Colonel Guy Akpovy. Au début, était un communiqué du Secrétaire général Hervé Tété Agbodan de l’instance sportive nationale qui invitait le lundi 4 décembre 2023, les associations membres à un processus électoral lié à un congrès.
Ceci dans une note circulaire à l’endroit de celles-ci, la FTF venait de dévoiler le calendrier dudit congrès électif dont le processus débute ce lundi 4 décembre, avec des informations sur le lieu (Atakpamé) et la date (3 février 2024). La date limite du dépôt des candidatures, étant fixée au 19 décembre de cette année, suivies de l’examen de l’ensemble des dossiers soumis, publiés le 24 décembre 2023. Une période de recours devrait suivre entre le 30 décembre 2023 et le 2 janvier 2024. La liste définitive des candidats pour cette course au pouvoir à la fédération, est attendue pour le 18 janvier de l’an 2024.
Des événements qui offrent au public et aux membres la sympathie. Tout cela dit, il faudrait relever que les derniers événements de cette fin d’année, ont trouvé pour le Colonel Guy Akpovy, un moyen plutôt efficace de s’attacher plus encore la sympathie du public et des membres et associations membres de la Fédération Togolaise de Football. S’il revient pour reprendre le processus déjà entamé, juste après une légère pause suivie d’un petit soupir, c’est un signe de Dieu. Lui, un Colonel au service du football national et récemment de celui du continent.
Chacune de ses œuvres semble guidée par le Saint-Esprit. Et pour le Chroniqueur, la réflexion du président sortant, la première fois qu’il était dans son bureau privé avant son élection à la tête de la FTF en 2016 –sa réflexion- (tout ce que je touche se transforme en or) est restée dans son esprit. Une sorte de fil d’Ariane qui a déserté un temps la maison du président par malchance. Ayons tous le courage de comprendre qu’il suffisait pour le Colonel Akpovy, plus que pour la haute autorité de maintenir l’autre sélectionneur du Togo Tom Saintfiet au détriment de Claude Le Roy que l’histoire des Eperviers serait plus reluisante.
Un échec partagé d’un bilan par rapport au changement de sélectionneur à la tête des Eperviers. Il est superflu et regrettable d’évoquer ici les raisons des trois éliminations successives de la sélection togolaise de la Coupe d’Afrique des Nations. Et quand on y pense, on finit par se rendre compte que c’était plutôt l’actuel patron de la Gambie (qualifiée encore pour la CAN Côte d’Ivoire 2023) qui avait fait le job pour « Gabon 2017 ». Malheureusement, c’est le sorcier blanc qui s’en était accaparée. En cette période déjà -là , l’alerte sonnait au début face aux Eléphants de la Côte d’Ivoire, avec la confusion d’un technicien français par rapport aux changements de poste des joueurs…depuis plus de cinq années.
Le temps des cauchemars fini, c’est l’heure de la reconstruction qui a failli emporter le président sortant de l’instance nationale. Derrière, l’apaisement constaté et la régularité des championnats, beaucoup de choses sont à l’actif de son comité exécutif et sont si palpables. Telles que la participation des jeunes dans les compétitions régionales et continentales des U17, U20, U23 et même féminines. La construction du Bloc (un ensemble d’installations administratives modernes de classe) au sein du siège de la FTF, la rénovation de certains stades à l’intérieur et un paquet de sponsors qui ne cessent d’affluer.
Plein d’autres raisons méritent que soit maintenu à son poste, le Colonel Guy Akpovy pour un « dernier » mandat de quatre années. Et comme il le dit, le moment est venu au public sportif togolais de vivre, de danser, de chanter et de fêter aux prochains succès des Eperviers à l’ère de Paulo Duarte. Comme quoi, la plus grande victoire qu’un homme puisse accomplir est d’avouer un temps, sa défaite et de triompher à la fin.