L’ancienne star du FC Barcelone, de l’Inter Milan et de Chelsea a largement dominé l’élection à la tête de la FECAFOOT ce samedi , récoltant la confiance majoritaire des délégués malgré un premier mandat marqué par de nombreuses controverses et tensions. L’épisode le plus marquant de ce premier mandat reste le conflit ouvert avec le sélectionneur Marc Brys.
Nommé en avril 2024 par le ministère des Sports, le technicien belge avait immédiatement été contesté par la Fécafoot, qui considérait sa désignation illégale. Depuis, les relations entre Eto’o et Brys n’ont jamais été apaisées, alternant entre silences glacials et déclarations à fleurets mouchetés. Des rumeurs persistantes font également état de désaccords entre le président et certains cadres de la sélection, influençant parfois les choix de convocations.
À peine réélu, Samuel Eto’o a adopté un ton ferme et sans ambiguïté : « Aucun joueur ne sera plus grand que le Cameroun. Aucun entraîneur ne sera au-dessus du Cameroun. Celui qui veut porter le maillot des Lions Indomptables devra accepter que le pays passe avant tout. Sinon, je prendrai mes responsabilités. »
Le départ de Marc Brys, déjà acté selon plusieurs sources, devrait intervenir dès janvier 2026. Reste à savoir si ce nouveau chapitre permettra d’apaiser enfin les relations avec les joueurs et de ramener la sérénité nécessaire à la sélection, à moins d’un mois de la CAN 2025 organisée par le Maroc. Le défi est immense pour l’ancien buteur légendaire.
Lloyd AG
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