L’ancienne gloire du football algérien, Chaâbane Merzekane, a partagé son point de vue sur la CAN 2025 dans un entretien avec La Gazette du Fennec. L’ex-défenseur des Fennecs, qui a disputé quatre éditions du tournoi (1980, 1982, 1986 et 1988), a analysé le tirage au sort de l’Algérie, les défis de Vladimir Petkovic et le contexte général de la compétition.
Concernant le groupe de l’Algérie, Merzekane estime que « toutes les équipes se valent à ce niveau ». Il insiste sur l’importance d’un bon départ face au Soudan, un adversaire souvent sous-estimé.
“Il faut toujours bien commencer une compétition. Cela permet d’être plus serein et de mettre la pression sur les autres”, explique-t-il, rappelant que la CAN est souvent imprévisible.
Merzekane note aussi une différence majeure entre la génération actuelle et celle des années 80 : la majorité des joueurs évoluent en Europe, ce qui peut parfois compliquer leur adaptation en sélection. Toutefois, il reconnaît que l’Algérie possède l’un des meilleurs effectifs du continent.
Concernant Vladimir Petkovic, il estime qu’il serait injuste de juger un entraîneur uniquement sur une CAN, mais reconnaît que c’est un premier test crucial pour lui, surtout sans expérience en Afrique. Il pense cependant que l’intégration de jeunes talents pourrait stabiliser l’équipe.
Sur la question de la Coupe du Monde 2026, il insiste que l’Algérie doit viser haut dans les deux compétitions :
« On est l’Algérie, on ne doit pas participer juste pour participer », affirme-t-il.
Enfin, il ne pense pas que les tensions politiques entre l’Algérie et le Maroc auront un impact sur le tournoi. Il se souvient que lors de la CAN 1988, disputée au Maroc, les supporters marocains avaient soutenu l’Algérie.
“Je pense que les Marocains supporteront l’Algérie. Il faut laisser la politique de côté”, conclut-il.
Quant à son favori pour la CAN 2025, il reste catégorique :
“Mon unique favori, c’est l’Algérie”.