Alors que la Coupe d’Afrique des Nations approche (21 décembre – 18 janvier 2025), une vive controverse enfle concernant la date à laquelle les clubs doivent libérer leurs joueurs.
Selon plusieurs sources, certains internationaux évoluant en Europe ne rejoindraient leur sélection nationale que le 15 décembre, ce qui perturbe la préparation des équipes africaines et suscite une large incompréhension.
Cette situation ferait suite à une réunion du 29 novembre entre la FIFA et l’Association européenne des clubs (ECA).
La FIFA aurait accepté la demande des clubs souhaitant garder leurs joueurs jusqu’à la mi-décembre, sans consulter ni informer clairement les fédérations africaines.
Pourtant, le règlement de la FIFA est clair :
« les joueurs doivent être libérés au plus tard le lundi de la semaine précédant le début de la compétition, ce qui fixe la date limite au 8 décembre pour la CAN. »
Mais les clubs européens estiment que cette date arrive en pleine période chargée. Le déplacement de la CAN en décembre, au lieu de l’été 2025, à cause du nouveau Mondial des Clubs aurait renforcé leur position.
Depuis quelques jours, plusieurs sélections africaines reçoivent des lettres de clubs annonçant qu’ils ne libéreront leurs joueurs qu’à partir du 15 décembre. Une décision très mal perçue en Afrique, où les stages de préparation étaient déjà prévus pour débuter autour du 8 décembre.
« Qui va payer les dépenses déjà engagées pour les stages, les billets d’avion et les hôtels ? »,se demande un responsable fédéral.
Les sélectionneurs, eux, oscillent entre frustration et impuissance.
« Nous sommes scandalisés, mais si les clubs réagissent ainsi, c’est sûrement qu’ils ont eu une confirmation de la FIFA », explique l’un d’eux.
À moins de trois semaines du début du tournoi, l’absence de communication claire de la FIFA crée un climat de tension.
Les équipes africaines pourraient devoir démarrer leur préparation sans une partie de leurs joueurs, ce qui complique sérieusement leurs plans.
Hugues T.
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