À un peu plus de deux mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique (11 juin – 19 juillet), une nouvelle mesure américaine risque de compliquer la venue des fans africains.
Dans le cadre du « Programme pilote de cautionnement des visas », les supporters de cinq pays africains – Algérie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Tunisie et Cap-Vert – devront verser une caution pour obtenir un visa d’entrée aux États-Unis : entre 10 000 et 15 000 dollars (soit 5 672 260 à 8 508 390 FCFA) par adulte et 5 000 dollars (2 836 130 FCFA) par enfant.
L’administration américaine justifie cette mesure comme un moyen de « dissuader l’immigration illégale ». Elle prendra effet le 2 avril, sans exemption prévue pour les supporters.
La FIFA tente activement de négocier des exemptions avec l’administration Trump pour les membres officiels des délégations : joueurs, staff technique, dirigeants de fédérations et principaux représentants de sponsors.
L’instance envisage notamment de délivrer des lettres d’invitation officielles aux fédérations nationales, dans l’espoir qu’elles servent de sésame. Les proches des joueurs, en revanche, ne seraient pas couverts par ce dispositif.
Cette nouvelle contrainte financière s’ajoute à la hausse des prix des billets et des hôtels dans les villes hôtes.
Les équipes concernées évolueront majoritairement aux États-Unis : la Côte d’Ivoire et le Sénégal y disputeront deux matchs de groupe (le Sénégal croisera notamment la France le 16 juin), la Tunisie n’a qu’un seul match sur place, tandis que l’Algérie et le Cap-Vert joueront l’intégralité de la phase de poules sur le sol américain.
Hugues T.
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