Avant son élection au Comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF), on sentait le président de la Fédération Togolaise de Football (FTF), tout heureux de filer à sa nouvelle quête de membre. Son assurance était si contagieuse tel un brillant étudiant vers sa Licence, son tout-premier examen à l’Université…
Le Colonel Guy Akpovy se lançait vers un nouveau challenge. Une nouvelle vie. Vers un soleil plus grand et plus généreux que celui du Togo. Aucun frisson ne semblait le parcourir lorsque sur RFI, la veille de son triomphe électoral, il parlait de son état d’esprit : « je suis confiant ». En plus, il a marqué positivement le clou en faisant allusion à un certain Colonel togolais, membre à une certaine époque du bureau exécutif de la CAF. Feu Général Seyi Mémène en était « un » à cette époque ! Autrement dit, l’ancien président de la FTF était justement au sein du Comex de l’instance continentale dirigée par le Camerounais Issa Hayatou.
Un atout supplémentaire pour le Colonel Guy Akpovy, qui ne pouvait que triompher. Et comment les choses ne pouvaient-elles pas se passer ainsi, face à un homme dont la carrière semble bénie par la providence. « Tout ce que je touche, se transforme en or », disait le Colonel au soir du 14 février 2016 à son élection en tant que président de la FTF. Il succédait à Gabriel Améyi avec son label « Le Nouvel Elan » à l’issue d’un Congrès électif au détriment de deux autres chefs de listes constituées respectivement « Ensemble pour la Reconstruction » patronnée par Germain Wona, et « La Solution » guidée par Gerson Dobou. Une histoire ancienne, celle-là…
Le triomphe du Colonel a l’instar de son ainé Colonel avant l’heure
Celle assez chaude évoque l’élection au niveau de la CAF dont les élus des différentes zones du continent, se trouve l’Union des Fédérations Ouest-africaine scindée en A et B. C’est d’ailleurs, celle de la zone B qui concernait le représentant du Togo qui, à la surprise générale, en est sorti victorieux. En lice avec son homologue burkinabè Lazare Banssé, le Colonel togolais a été au summum sans la voix des urnes. Son concurrent ayant retiré sa candidature à la veille de l’opération. L’homme intègre l’a fait à travers une correspondance adressée au Secrétariat Général de la CAF.
Ceci en des termes précis et plus que convaincants : « Je viens par la présente vous notifier que je retire ma candidature au poste de membre du Comité exécutif de la CAF dont les élections à Abidjan dans le but de préserver l’unité de l’UFOA B ». Tels sont les mots de Lazare Banssé. La baraka de l’homme pour qui, « tout ce qu’il touche se transforme en or », vient de frapper une nouvelle fois. La Providence ne l’a donc jamais abandonné. Les puristes peuvent faire une observation par rapport à cette dernière pensée relative à la toute dernière et troisième fois à la non qualification des Eperviers pour la CAN. Et là, un seul exemple pourrait être érigé…
Et ces Eperviers qui ont éliminé les Lions de la Teranga dans les éliminatoires communes CAN-Coupe du monde 2006 devraient aujourd’hui savoir que les années qui ont suivi, ont été terribles pour les Sénégalais. Tellement de vache-maigre en football avant d’être ces dernières années, à la première place du continent. La Chronique du 14 mars 2023 intitulée « Faire de l’exemple sénégalais, une ligne de conduite », devra être revisitée par les politiques et dirigeants du football togolais.
C’est donc possible que le football togolais puisse remonter la tête de l’eau dans quelques années, à condition que ceux qui en sont impliqués, appliquent un bon exemple. Le meilleur, quoi !