Le football malien traverse une période tumultueuse depuis la démission collective des membres du Comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) en janvier 2026. Cette décision, intervenue dans un contexte de tensions internes exacerbées par l’élimination des Aigles en quarts de finale de la CAN 2025 au Maroc, a entraîné une vacance totale au sein de l’instance dirigeante. Treize membres, sur les dix-neuf que comptait le bureau dirigé par Mamoutou Touré ont claqué la porte, provoquant de facto la dissolution du comité et ouvrant une crise institutionnelle majeure.
Face à cette situation inédite, la FIFA et la Confédération africaine de football (CAF) ont réagi promptement. Dans un courrier conjoint daté du 5 février 2026 et adressé au secrétaire général Sidi Bekaye Magassa, les deux instances internationales prennent officiellement acte de la vacance des postes au Comité exécutif. Contrairement à certaines spéculations, elles écartent pour l’instant la nomination d’un comité de normalisation, optant pour un accompagnement direct et une transition interne.
La feuille de route tracée par la FIFA et la CAF confie la gestion courante des affaires à Sidi Bekaye Magassa, assisté par le Directeur Financier Koniba Maïga pour les décaissements sur les différents comptes. Les priorités incluent la préparation d’une Assemblée générale et l’organisation d’élections pour un nouveau bureau exécutif dans les meilleurs délais. Cette approche vise à assurer une continuité sans suspension du Mali des compétitions internationales, tout en garantissant une sortie de crise transparente et conforme aux règlements.
Ce dispositif marque un tournant pour le football malien, longtemps miné par des querelles de gouvernance. Sous le regard attentif de la FIFA et de la CAF, l’heure est au renouveau pour restaurer la confiance des acteurs et des supporters.
Lloyd AG
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