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La D1 Lonato entre dans une ère décisive avec la création récente de la Ligue de Football Professionnelle du Togo (LFPT). Élu président transitoire le 8 janvier 2026, Me Tété Wilson-Bahun doit piloter la transition vers un football professionnel. Ce projet initié par la Fédération Togolaise de Football (FTF) vise à lancer le premier championnat professionnel en septembre 2026. Mais de nombreux défis attendent les dirigeants pour transformer l’amateurisme en une industrie viable.
Les défis financiers au cœur de la professionnalisation
Le vrai défi, c’est le financement des clubs et leur capacité à rentabiliser les stades en s’appuyant sur la billeterie. Avec 14 clubs en D1 Lonato, la saison peut apporter une bouffée d’oxygène financière mais cela reste insuffisant pour instaurer des contrats professionnels et assurer les charges de fonctionnement. Wilson-Bahun devra non seulement négocier avec des sponsors et l’État pour sécuriser des fonds durables, évitant les retards récurrents dans les calendriers dus à des contraintes budgétaires, mais aussi trouver des diffuseurs étrangers et pénétrer des marchés en Afrique. La LFPT doit améliorer l’exposition du championnat togolais et œuvrer à le rendre attractif.
Les infrastructures et la gouvernance des clubs
Les stades et les installations sportives ont pour la plupart été rénovés même si un grand travail reste encore à faire dans ce sens pour accélérer le développement du football. On voit également apparaître de plus en plus, et surtout à Lomé, des pelouses synthétiques pouvant être des aires secondaires de mise en forme et de réathlétisation des joueurs.
Par ailleurs, la gouvernance collective est essentielle : « La professionnalisation des clubs ne doit pas être l’affaire d’un seul homme » a déclaré Guy Akpovy, président de la FTF. Cela implique de renforcer les structures de base des clubs en évoluant vers un actionnariat qui va permettre de mobiliser des fonds au-delà de ce que l’État togolais peut apporter.
Quid de la compétitivité des clubs togolais ?
La performance des clubs togolais est cruciale pour rivaliser sur la scène africaine dans les compétitions CAF. Si malgré la professionnalisation la D1 Lonato ne devient pas un championnat relevé qui attire et forme des talents, les clubs vont s’écrouler et le projet va tomber à l’eau. Une qualification en phase de groupes en coupe africaine est une aubaine financière importante qui peut booster le développement des clubs.
Après l’assemblée constitutive de la LFPT, Wilson-Bahun a six mois pour poser les bases d’une ligue professionnelle. Ce mandat transitoire testera sa capacité à unir les acteurs autour d’un projet ambitieux, marquant potentiellement un tournant pour le football togolais.
Lloyd AG
Crédit photo : DR