Les ambitions de Samuel Eto’o Fils pour un second mandat à la présidence de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ont été compromises, comme le rapporte camerounews ce mardi 19 août 2025.
Malgré l’invitation unanime des délégués de l’Assemblée générale à se représenter, en raison d’un bilan jugé positif, un obstacle inattendu vient s’interposer dans ses projets.
Le ministère des Sports et de l’Éducation physique (Minsep), représenté par son secrétaire général Joseph Yerima, a souligné dans une lettre du 13 août que seuls les statuts de 2021, approuvés par l’État, ont force juridique.
Dans sa correspondance à Alim Konaté, représentant de l’Assemblée générale de la Fécafoot, le Minsep a souhaité éclaircir la situation.
Les statuts de 2024, qui proposaient notamment une prolongation des mandats et de nouvelles conditions d’éligibilité, n’ont jamais reçu l’aval du ministère, comme l’exige la loi n°2018/014 du 11 juillet 2018.
Selon le principe des « droits acquis », seules les règles en vigueur au moment de l’élection de décembre 2021 doivent donc s’appliquer.
Le rappel des statuts en vigueur complique les plans de l’exécutif de Tsinga, qui espérait modifier les règles pour faciliter une nouvelle candidature de Samuel Eto’o à la tête de la FECAFOOT.
Mais l’article 36 des statuts adoptés en 2021 (et validés par l’État) reste clair :
– Ne peut être candidat celui qui a été condamné à une peine définitive privative de liberté sans sursis de plus de trois mois.
– De même, une peine avec sursis ou mise à l’épreuve de plus de six mois rend également inéligible.
Ces conditions mettent en doute la possibilité pour Eto’o qui a été condamné en 2022 en Espagne pour fraude fiscale, de briguer un nouveau mandat.
Silence pesant à la FECAFOOT
La décision a provoqué un véritable choc chez les partisans d’Eto’o, qui le considéraient comme l’homme fort apte à briguer un second mandat et à poursuivre ses réformes. La tutelle a tranché, et le couperet est tombé.
Pour l’instant, la Fécafoot n’a pas encore réagi officiellement, mais les attentes autour de sa réponse se font pressantes.
Un avenir incertain lance la bataille pour la succession à la présidence de la FECAFOOT.
ALAWOE Bonito Adebayo
Crédit photo : DR