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La FTVB vit ses plus belles heures, preuve en est la qualification historique du Togo pour les championnats du monde de beach-volley qui ont eu lieu en Australie. Un exploit qui symbolise les progrès accomplis ces dernières années.
Dans une interview exclusive accordée à CSports Infos, le président de la Fédération Togolaise de Volley-ball (FTVB), Noël Kokou Tadegnon, revient sur cette évolution, les chantiers en cours et les obstacles qui freinent encore l’essor de la discipline.
CSports Infos : Monsieur le Président, pourriez-vous nous dresser un bilan de l’état actuel du volley-ball au Togo ?
Noël Kokou Tadegnon : Le volley-ball togolais est en pleine relance. Nous avons décroché l’année dernière une qualification historique aux championnats du monde de beach-volley, preuve d’un réel progrès et d’un travail structuré. Cette évolution repose sur un travail de fond mené par la fédération, les techniciens et les joueurs.
Le dialogue entre dirigeants et athlètes reste permanent et fluide, tous partageant l’ambition de faire rayonner le volley-ball togolais sur les scènes africaine et internationale.
Quelles sont les actions spécifiques pour développer le beach-volley ?
Malgré nos moyens limités et les dettes, la fédération continue à investir dans la formation des jeunes. Un projet de développement est en cours, avec un accent particulier sur le beach-volley, discipline jugée stratégique. Le littoral togolais de 50 km constitue un atout majeur. Un circuit est envisagé de Lomé à Aného avec des programmes d’initiation scolaire et des compétitions pour jeunes et adultes.
Quels sont les principaux défis que rencontre actuellement le volley-ball togolais ?
Le principal défi de la FTVB reste financier. Faute de moyens, les équipes nationales à six participent peu aux compétitions internationales. Le beach-volley reste le principal levier de visibilité, avec l’ambition de rivaliser au sommet africain malgré les contraintes financières. Le sponsoring est également faible et l’aide internationale reste essentiellement technique.
Faute de moyens pour accueillir des experts ou construire des infrastructures adéquates en dehors de Lomé, la progression demeure limitée. Des formations d’entraîneurs ont été organisées, mais doivent être renforcées. La fédération travaille aussi sur le marketing et a instauré des procédures de gestion rigoureuses pour améliorer la gestion et rassurer d’éventuels partenaires.
Quels sont les grands projets et les ambitions de la FTVB pour l’avenir ?
Le projet phare « Construire le volley-ball de demain » vise l’initiation précoce en milieu scolaire. Avec l’appui du ministère des Sports, le volley-ball a également été inclus dans les championnats scolaires, ce qui représente pour nous un succès majeur dans le développement de ce sport auprès des jeunes et dans les écoles.
Notre avenir repose sur la jeunesse, car j’ai eu moi-même la chance de débuter assez tôt le volley-ball.
Propos recueillis par Lloyd AG pour le compte de Csports Infos.