Inauguré le 4 décembre 1972 par le général Yakubu Gowon, le stade national de Lagos était autrefois la fierté du Nigeria. Pendant des décennies, il a symbolisé la force du sport nigérian et accueilli des événements majeurs qui ont marqué l’histoire du pays.
Dans les années 1970 et 1980, cette enceinte était au centre de toutes les célébrations : les Jeux panafricains de 1973, la victoire historique des »Aigles Verts », aujourd’hui rebaptisés les « Super Eagles », lors de la Coupe d’Afrique des Nations 1980, ou encore plusieurs matchs de la CAN 2000.
Sa pelouse impeccable, son architecture moderne et son ambiance unique en faisaient l’un des stades les plus admirés du continent.
Aujourd’hui, plus de cinquante ans après son ouverture, le stade n’est plus que l’ombre de lui-même. Les installations ont vieilli, les bâtiments se détériorent et les équipements, autrefois innovants, sont désormais hors d’usage.
Les sièges installés lors de la candidature du Nigeria pour le Mondial U-20 de 1995 sont abîmés ou cassés, tandis que l’écran géant est éteint depuis des années, les sièges installés pour la Coupe du monde U-20 1995 (finalement non organisée par le Nigeria) sont en ruine.
Le terrain, autrefois si soigné, a tellement souffert qu’en 1987, l’équipe U-20 d’Éthiopie l’avait comparé à une piste pour chevaux. Depuis, il n’a fait que se détériorer, passant du vert au jaune, puis au brun.
Le stade national de Lagos est devenu le reflet d’un héritage mal entretenu. Il témoigne à la fois de la grandeur passée du sport nigérian… et du manque de volonté pour en préserver les symboles.
Hugues T.
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