Le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, s’est prononcé sur la possibilité de voir la finale du Mondial 2030 se jouer au Maroc. Pour le dirigeant sénégalais, le Royaume dispose des infrastructures et de l’expérience nécessaires pour accueillir le rendez-vous le plus important de la compétition.
Alors que le Maroc coorganisera la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal, la question du stade qui accueillera la finale est déjà au centre des discussions. Le Grand Stade Hassan II, dont la construction est prévue à Benslimane, fait partie des sites appelés à jouer un rôle majeur dans cette édition.
Abdoulaye Fall estime que le Maroc présente plusieurs arguments solides pour porter cette ambition. Il cite notamment ses infrastructures sportives, son réseau de transport, ses capacités hôtelières ainsi que l’expérience acquise dans l’organisation de grands événements sportifs.
« Les infrastructures sont là, l’expertise aussi », a souligné le président de la FSF, qui rappelle le savoir-faire développé par le Royaume à travers l’organisation de plusieurs compétitions internationales.
Au-delà des capacités du Maroc, Abdoulaye Fall inscrit cette ambition dans une perspective plus large pour le football africain. Vingt ans après la Coupe du monde 2010 organisée en Afrique du Sud, il estime que le continent peut légitimement accueillir à nouveau un événement de cette dimension.
« L’Afrique est aujourd’hui le cœur battant et le principal vivier de talents du football mondial », a-t-il déclaré, estimant que le retour du Mondial sur le continent s’inscrirait dans l’évolution du football africain.
Pour le dirigeant sénégalais, une finale de Coupe du monde en Afrique pourrait également avoir des effets sur le développement du football continental, notamment à travers les infrastructures et l’amélioration des standards d’organisation.
« Au-delà du prestige des 90 minutes de jeu, un tel événement force la mise à niveau des standards », a-t-il expliqué.
Une finale au Maroc aurait également, selon lui, une portée symbolique. Elle contribuerait à changer le regard porté sur les capacités du continent à organiser les plus grands rendez-vous sportifs.
« Cela désacralise l’idée que l’excellence se trouve uniquement de l’autre côté de la Méditerranée », a souligné Abdoulaye Fall.
À travers cette prise de position, le président de la FSF défend donc une finale au Maroc à la fois pour les capacités du Royaume et pour ce qu’un tel rendez-vous pourrait représenter pour le football africain. Une ambition qui place le continent au cœur des enjeux du Mondial 2030.
Hugues E. TOVIEKU
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