Home FOOTBALL LA FTBB de Lawson Nadouvi à Gina Adekambi : qu’est-ce qui a vraiment changé ? État des lieux d’un sport en pleine crise

LA FTBB de Lawson Nadouvi à Gina Adekambi : qu’est-ce qui a vraiment changé ? État des lieux d’un sport en pleine crise

by JJ
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Lorsque Dr Lawson Body Nadouvi est élue présidente de la FTBB (Fédération Togolaise de Basketball) en mai 2007, elle devient la première femme à diriger une fédération sportive nationale au Togo. Ancienne présidente de la Ligue de Lomé et du club Swallows, elle obtient 17 voix contre 7. Son mandat marque une période de stabilité nationale et une timide présence internationale. Mais depuis le déclin s’accélère et le basket togolais végète dans un amateurisme structurel.

En décembre 2021, Gina Adekambi (ancienne internationale et capitaine des Éperviers dames) est élue avec 21 voix contre 8, succédant à l’intérimaire André Goungou. Deuxième femme présidente, elle prend ses fonctions en janvier 2022. Elle hérite d’un sport sinistré, en manque de motivation et absent des compétitions internationales depuis 2019. Son discours est ambitieux :

« Je veux qu’à la fin de mon mandat, le Togo rivalise avec les meilleures nations d’Afrique. Nous sommes en train d’établir une stratégie sur cinq ans (2022-2026) pour replacer le Togo sur la scène continentale et internationale. La recherche d’investisseurs pour rénover notre salle principale poursuit son cours. »

FTBB

Qu’a-t-on vraiment vu changer à la FTBB ?

Sur le papier, des avancées notables. Un programme de formation des entraîneurs, arbitres et journalistes a été lancé. La saison 2024-2025 a couronné DYTO champion national chez les hommes et Swallows Ladies chez les dames. Un projet de ligue Elite A nationale est annoncé pour 2025 mais n’a jamais vu le jour.

L’état des lieux révèle une crise persistante, voire aggravée. Aucune qualification à l’AfroBasket hommes ou dames depuis 2011 : le Togo est même absent des éliminatoires 2025. Aucun classement FIBA significatif sur les deux tableaux (hommes, femmes). Les infrastructures restent rudimentaires : pas de salle moderne, le Stade Omnisports est toujours en attente de rénovation. Budgets très limités, dépendance au ministère des Sports qui ne donne presque plus rien. La fédération reste sans sponsors majeurs.

La professionnalisation promise à la FTBB tarde.

La ligue reste amateur, les joueurs fuient vers les pays voisins ou abandonnent faute de moyens. Les clubs mythiques de la capitale comme CBS et la Modele de Lomé ont pratiquement disparus. Certes, le passage de Nadouvi à Adekambi a apporté une reprise administrative, un accent jeunesse et une communication plus dynamique, mais rien de structurel n’a bouleversé la réalité. Le basketball togolais reste un sport marginalisé.

La vision « ambitieuse » de Gina Adekambi est louable, mais sans moyens concrets et résultats mesurables, le Togo risque de prolonger cette crise qui perdure. La renaissance attend ses preuves sur le terrain et dans les compétitions internationales.

Lloyd AG

Crédit photo : DR

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