Le 19 avril 2025, le Maroc a écrit une page glorieuse de son football en remportant pour la première fois de son histoire la CAN U17, organisée sur son sol, en battant le Mali aux tirs au but (4-2 après un match nul 0-0).Â
Cette victoire historique a été d’autant plus belle qu’elle s’est accompagnée de plusieurs récompenses individuelles pour les jeunes Lionceaux de l’Atlas.
Le succès des Lionceaux de l’Atlas vient confirmer les dires d’Arsène Wenger, qui voit en le Maroc un modèle de développement footballistique en Afrique.
 » Le Maroc, c’est un peu le bijou de l’Afrique actuellement, par rapport à l’évolution du football. Ils travaillent très bien. Ils mettent des moyens humains et matériels pour se développer », avait encensé le directeur du Développement du football mondial à la Fifa.
Le Groupe d’étude technique de la CAF a dévoilé son équipe-type du tournoi, où le Maroc est largement représenté avec cinq joueurs : Chouaib Bellaarouch, Driss Aït Chiekh, Moncef Zekri, Abdellah Ouazane et Ilies Belmokhtar. On retrouve également deux Ivoiriens Vaboué Doumbia et Alynho Haidara, ainsi que deux Burkinabè, Issouf Dabo et Ashsaraf Tapsoba, sans oublier deux Maliens, Issa Tounkara et Seydou Dembélé.
Le Maroc a brillé non seulement collectivement, mais aussi individuellement : Abdellah Ouazane a été élu MVP de la CAN U17, et Chouaib Bellaarouch a remporté le titre de meilleur gardien. Chez les buteurs, la révélation du tournoi, le Burkinabè Ashsaraf Tapsoba, a été dépassée par l’Ivoirien Alynho Haïdara, affectueusement surnommé « Éléphanteau », qui a terminé meilleur buteur avec 7 réalisations, profitant de son match supplémentaire lors de la « petite finale »
Alors que le Maroc est célébré, le Sénégal, tenant du titre, ne compte aucun joueur dans cette équipe-type, une absence d’autant plus notable que son gardien Vincent Gomis a réalisé un tournoi sans encaisser de but et que son capitaine Ibrahima Sory Sow a montré de belles promesses.
C’est un renversement de situation par rapport à leur succès de 2023. La Tunisie, malgré la présence d’Anisse Saidi (MLS), l’Afrique du Sud, avec Neo Bohloko (Kaizer Chiefs), et l’Ouganda, avec James Bogere, tous quart-de-finalistes et auteurs de bonnes performances individuelles, sont également absents.
Ce constat s’étend à l’Égypte, la Tanzanie, la Centrafrique, la Zambie et l’Angola, suggérant que le parcours collectif jusqu’au dernier carré a été un critère prépondérant dans la composition de cette sélection.
ALAWOE Bonito Adebayo
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